
Good bye
Cette ville n'a plus rien d'un refuge. Elle s'élève en blocs de béton, enfermée dans ses façades glacées, ses rouages implacables et ses horloges qui imposent un rythme sans âme. Au cœur de ce labyrinthe, la banque règne comme un sanctuaire du pouvoir, rappelant que l'argent est devenu la seule mesure de la valeur humaine. Les enseignes, les engrenages et les bâtiments composent une machine gigantesque qui broie les individus et étouffe toute liberté.
L'homme, aux formes anguleuses et au visage fermé, ne fuit pas par faiblesse : il s'arrache à ce monde. Son pas est une révolte, un refus de se laisser engloutir par une société où chacun devient un rouage anonyme. Derrière lui, la ville continue de tourner sur elle-même, prisonnière de son propre mécanisme.
Se tirer de cette ville n'est pas un simple départ. C'est un cri de rupture contre une civilisation qui sacrifie l'humain au profit, contre une modernité qui construit des tours mais détruit les êtres. C'est l'espoir obstiné qu'au-delà de l'horizon existe encore un lieu où l'homme vaut davantage que ce qu'il produit.
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